Thés blancs & jaunes
Le thé blanc est le moins transformé de tous : ni roulé, ni chauffé, ni oxydé, il est cueilli, flétri, séché. La tasse est très pâle, une texture soyeuse, des notes de foin frais, de fleur blanche et d'amande.
C'est aussi le plus discret, et le plus cher au kilo.
Nos mélanges l'associent souvent au thé vert.
Le vert apporte la charpente végétale qui manque au blanc seul, et le blanc apporte la longueur et la douceur qui manquent au vert.
Les deux s'infusent à la même eau, autour de 75 °C, et sur le même temps court — sans que l'un écrase l'autre.
Sur un blanc pur, un arôme un peu affirmé couvrirait tout ; sur ce duo, il se pose.
Le seul risque: une eau trop chaude, au-delà de 80 °C, la finesse s'évanouit et l'amertume prend la place.
Étoile du Berger — Vanille, orange, cardamome, badiane, girofle : le seul de la collection sur thé blanc pur. Les épices dominent, la vanille arrondit, et la base reste assez légère pour qu'on les distingue une à une.
Perle Blanche — Litchi, fraise, rose et genièvre sur blanc et vert. Un mélange qui joue la retenue plutôt que la gourmandise — le litchi affleure, il n'envahit pas. Encore plus net en version froide.
Panier Fleuri — Romarin, lavande, citron et bleuet : un concentré de Provence sur blanc et vert. Le romarin donne le relief, la lavande la traîne, le citron la fraîcheur. Des cigales en hiver.
Nous y ajoutons un thé jaune, le Huang Da Cha.
Famille rare : un thé vert auquel une étape d'étouffage retire l'herbacé pour le remplacer par note de céréale grillée et de châtaigne, avec une fin de bouche légèrement sucrée, sans trace d'amertume.
Le Huang Da Cha en particulier a un côté fumé-torréfié qui vient de sa cuisson prolongée. C'est un thé nettement plus sombre et plus rôti que les autres jaunes, au point de le confondre parfois avec un oolong léger.